Nous entamons une longue descente sur une route asphaltée. Une pause pique-nique s’impose enfin. À ce moment-là, Floor exprime sa fatigue, tant physique que morale. Le doute s’installe sur notre capacité à aller au bout du projet.
Je (Jean) lui laisse du temps pour se recentrer, et lui prépare un wrap pour reprendre des forces. Ce passage éprouvant devient finalement un tournant : il renforce notre cohésion et nous soude encore plus.
"On pourrait penser que ce n’était pas un bon moment. Mais en fait, c’était une belle expérience, car j’ai ressenti pleinement le soutien de Jean." - Floor
La difficulté passée, nous reprenons la marche plus tranquillement. Nous entreprenons la montée au grand Col Ferret (2 536 m). Un moment qui restera gravé dans nos mémoires. De la vue sur les glaciers, aux nuages mouvants sur les montagnes en passant par les couleurs automnales, l’ambiance sur cette ascension était tout simplement grandiose.
En franchissant ce col, nous passons dans le troisième pays de notre tour du Mont Blanc : la Suisse.
100 km d’effectués depuis notre départ de l’usine Simond, nous voilà arrivés à La Fouly, notre lieu de campement pour la nuit.
“La notion de luxe change complètement en trek. Pour moi, le luxe, c’est le passage d’un état d’inconfort à un état de confort. Ce soir-là, c'était juste un banc en bois et une table.” - Jean
Au camping, nous passons la soirée à faire connaissance avec un allemand, l’occasion d’avoir des discussions qui n’arrivent qu’en trek.
"J’adore rencontrer d’autres randonneurs. Dès qu’on arrive dans un campement, il y a déjà une connexion, un terrain d’entente naturel." - Floor